De l’image aux mots. Invitation à la lecture

di Annie Gamet

Sur mon bureau, l’un à côté de l’autre, les deux derniers livres de Gianluca Virgilio, Zibaldone salentino II e altre rapsodie et Sallentina (Edit Santoro, Galatina 2025). D’un seul regard, j’embrasse les deux illustrations des couvertures.

Portrait d’un écrivain en herbe de Totò Rossetti (2010) : clin d’oeil amical du dessinateur, l’écrivain en séraphin (ou chérubin) avec, en lieu et place d’ailes, des pages pour l’envol ! Depuis longtemps je l’aime bien, quelques traits épais et voilà Gianluca croqué tel que je le perçois (à moins que le dessin n’ait orienté l’idée que je me fais de lui !) : aucun apprêt dans le dru des cheveux en accord avec l’herbe inégalement coupée ; visage plein, tout yeux, tout oreilles ; froncement des sourcils et moue dubitative devant le spectacle du monde… mais quelle finesse de la plume dans l’encrier !

Portrait de dame salentine de Gaetano Minafra (2023) : comment ne pas l’aimer ? Pureté de la ligne, perfection du visage stylisé, quelques traits africains (cheveux, bouche) alliés à ce qui serait un profil grec sous un autre angle, intemporel, universel. Figure allégorique de l’âme salentine ? Fière, farouche, presque hostile, la dame à la coiffure asymétrique et au regard oblique dirigé vers l’ailleurs, dérange ; sa présence énigmatique dissuade de toute approche frivole, elle interroge pourtant et fascine.

Regardeur et regardée, va et vient d’une image à l’autre, d’un livre à l’autre, lectures parallèles, les divers chapitres et fragments s’entremêlent, ensemble ils se fondent dans l’univers intérieur du lecteur.

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