Zibaldone salentino (extrait 14)

di Gianluca Virgilio

San Luigi Gonzaga si flagella. Dipinto a olio della prima metà del XVII secolo, conservato nella Chiesa di S. Ignazio di Loyola a Roma.

L’interface du baroque. D’un côté le faste des églises et des palais, la joyeuse vie des riches et des puissants, de l’autre les taudis des pauvres, la misère et la souffrance des pestiférés. Entre les deux, il fallait sans doute une médiation. Antonio Cesari (La courte vie de saint Louis de Gonzague, 1858) nous livre ce récit à propos du saint de Castiglione delle Stiviere : « Lui dont le corps était si tendre, se flagellait au moins trois fois par semaine, non pas mollement mais jusqu’au sang, et ce n’est pas tout. Les dernières années passées dans le siècle, comme on dit, il s’infligeait la discipline chaque jour, à la fin c’était jusqu’à trois fois par jour, nuit et jour, toujours jusqu’au sang. Comme au début il n’avait pas de fouet sous la main, il se servait des laisses de chiens qui lui avaient été données précédemment, de cordes trouvées par hasard, ou encore de chaînes de fer. Parfois, en entrant dans sa chambre, ses serviteurs le trouvaient agenouillé en train de se flageller ; en refaisant son lit, ils découvrirent sous son oreiller ces fouets avec lesquels il avait coutume de battre son corps innocent. Un jour on fit voir les chemises de Louis toutes tachées de sang à la Marquise, sa mère ; inutile de dire à quel point ce spectacle la bouleversa. Le père également informé, dit à son épouse avec une grande douleur : notre fils veut se donner la mort lui-même. »

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